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  • : Ydéphes
  • ydephes
  • : Homme
  • : 25/02/1976
  • : Ecrivain de science-fiction, de poésies et de chansons, j'ai écrit un premier roman de science-fiction. A tendance romantique. J'espère que vous me direz, ce que vous en pensez :)

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Vendredi 11 avril 2008

Hello !

 


En tant qu’écrivain de science-fiction, de poésies et de chansons,

 

voici trois de mes textes : une poésie, une chanson et une nouvelle de science-fiction. (N.B. : ces trois textes sont déjà protégés, ainsi que les autres.)  

 

                                                                                                                                            

                                                                       Ydéphes      
         
 
                                 

1) Poésie

 

L’homme pierre qui fut emmuré dans du sable

 

L’air était parti sur l’océan.

Il se plaignait d’un soleil absent.

Les nuages soulevèrent les gouttes de pluie rassemblées comme dans un berceau.

Elles apportaient la douceur mais l’air s’y engouffra car il ne vit que des larmes dans l’obscurité.

Il se dissipa, créant une brèche dans le nuage.

 

Refrain

 

Pierres qui comme une même chair ruissellent sur de vastes étendues.

Jusqu’où te répands-tu ?

Que deviens-tu ?

Réponds à mon appel pour que je te retrouve là où tu t’es perdu et t’emmène hors de la solitude.

 

Les larmes se perdirent entre d’étroits grains de sable.

La mer secoua son manteau bleu pour les ramener vers elle, à l’intérieur de ses poches qui formaient ses vagues.

Des flots, naquirent des mains et des doigts pour mieux s’en saisir.

La lumière révéla une ombre qui remontait dans l’eau agitée jusqu’à atteindre sa surface.

 

Refrain

 

Elle resta noire et incertaine, palpitante parmi les perles de lumière.

La mer se souleva puis redescendit plusieurs fois, sans que l’ombre portée ne s’efface ou s’enfonce.

Des pierres s’agencèrent l’une à côté de l’autre et des traits se dessinèrent.

La mer ne put retenir très longtemps l’homme qui reconnut ses empreintes dans le sable.

 

Refrain

 

Il n’avait plus l’habitude de la lourdeur de son corps.

Il tomba dans un affaissement dont la pente menait à sa parfaite réplique.

Il put rentrer dedans tant les courbes de son chemin l’inclinaient à le faire et épousaient cette forme creuse en la rejoignant.

De cette manière, il retrouva son cœur retenu en sûreté dans cette plage déserte. Dés lors, il n’eut plus besoin de la mer pour respirer.

C’est ainsi que l’homme pierre attendait la venue des autres hommes.

 

Refrain

 

Souvent le sable le recouvrait et les hommes passaient à côté.

Des hommes, il ne vit rien.

Il s’endormit profondément, attendant que l’océan le reprenne et le fasse découvrir d’autres mondes.

 



2) Chanson

 

Je voulais être

 

 

Je suis né depuis que la terre tremble.

Je suis un fond de larmes qui s’est tari aujourd’hui.

Les sanglots sont devenus des cris de joie,

Quand j’ai su ce que je voulais être.

 

Refrain

 

Je voulais être un rêve,

J’ai oublié.

Je voulais être une étoile,

J’ai oublié comme elle se perd dans l’espace.

 

Je suis né depuis que la terre tremble.

Je suis à la fois révolté et un héros

Qui défie le temps et ne se heurte plus

Contre les obstacles.

 

Refrain

 

Je voulais être un rêve,

J’ai oublié.

Je voulais être une étoile,

J’ai oublié comme elle se perd dans l’espace.

 

Je suis un rêve devant les pierres des voies

Dangereuses et englouties.

Je parcoure maintenant des chemins visibles

Pour ceux que j’attends.

Je suis le vent qui glisse dans votre oreille

Et vous dit :

 

 

Refrain

Cfr ci-dessus

 

 

 

3) La Nouvelle de Sci-Fi

 

Destinées

 

 

J’avais quatorze ans, ma sœur n’en avait que neuf. Nous vivions à Los Angeles. Des gens inconnus vinrent à notre rencontre pour nous expliquer que nos parents avaient disparu. C’était un des voisins qui avait prévenu la police, car depuis une semaine nous jouions dans la pelouse sans aller à l’école, et nous n’étions pas discrets pour savoir où se trouvaient nos parents, surtout ma sœur qui pleurait par intermittence en criant : « où sont passés papa et maman ? ». Quant à moi, je ne m’inquiétais pas de trop car j’avais enfin la paix et le loisir d’inviter mes copains chez moi. De toute façon, j’avais toujours trouvé que l’attitude de mes parents envers les gens, était bizarre et ils ne voyaient personne en dehors de nous. Peut-être en avaient-ils eu marre de nous aussi, à la fin ? Je me faisais déjà à l’idée que nous serions placés dans un orphelinat et le destin ne me donna pas tord. Ma sœur me disait qu’elle avait interrogé les étoiles, les volcans, les mers et d’autres terres que la nôtre pour retrouver nos parents. En effet, elle avait rencontré un ange gardien sur Internet qui semblait tout connaître d’elle et la mettait en relation avec ces êtres magiques. Mais ceux-ci ne pouvaient pas donner des informations dans l’heure car il leur fallait le temps de chercher nos parents… quand les étoiles lui affirmèrent après quelques mois, qu’ils étaient en voyage dans les étoiles et que lorsqu’ils reviendraient, elle serait devenue une grande fille. Bien sûr, c’était moi l’ange gardien, et j’essayais de gagner du temps afin de retrouver nos parents, mais ce fut en vain. Depuis, je leur en ai toujours voulu de nous avoir quittés, abandonnés, sans rien dire, mais je garde toujours l’espoir de les revoir, car je suis sûr qu’ils doivent s’en vouloir.

Dix ans plus tard, j’étais devenu informaticien, travaillant pour la police. Je vivais dans un appartement de San Diego tandis que ma sœur s’apprêtait à faire des études de puéricultrice dans cette même ville. J’étais de taille moyenne et longiligne, avec les yeux et des cheveux bruns, et ma sœur était devenue une jolie petite brunette au visage doux et aux formes suffisamment arrondies. Je me rappelle que c’était la fin de l’hiver et qu’un orage avait éclaté. C’est ce jour-là que je reçus un message audio très affaibli et brouillé par un son strident sur mon ordinateur : « rendeez-voous ». Je ne pus savoir d’où cela provenait. Ma sœur avait pu me faire une blague, car c’était bien son style. Sans doute, aimait-elle les enfants en partie pour cela.

Je rentrai chez moi, et décidai d’aller sur le net pour chatter avec quelques nénettes, puis je terminai la soirée en allant consulter ma boîte à messages, car j’attendais des renseignements d’un indic concernant la vente sur Internet de matériel informatique volé à partir de sites soi-disant légaux. L’intitulé d’un message portait le nom de « Rendez-vous », et je l’ouvrai dans l’instant. J’aperçu une pièce jointe, un message wave, ce qui m’étonna car cela faisait longtemps que l’on utilisait plus ce genre de fichier pour faire du son. En l’ouvrant, j’entendis : « rendeezz vouus àà  Faairmouunt streettt… diiix-sept » Je connaissais cette rue, elle se trouvait à quelques mètres de chez moi, près du fleuve, quand j’étais enfant. C’est alors que je vis que le message datait de 2034. Seigneur ! L’année de la disparition de mes parents ! Je pensai à un canular, à un quelconque danger, mais le commissariat était proche de cet endroit, et puis ils ne savaient pas quand je viendrais, si je venais ! Il fallait que je retourne sur les traces de mon passé, en commençant par revenir dans ma ville natale. Je décidai de partir le lendemain afin d’arriver dans l’après-midi.

Les maisons d’une partie de la rue étaient en démolition et le chantier rendait inaccessible l’accès à celles-ci. J’en profitai pour revoir une autre demeure, celle de mes parents, quand je fus surpris de voir ma sœur, assise sur le seuil et regardant vers le ciel la lumière qui semblait incandescente à la venue des nuages noirs. Je lui demandai ce qu’elle faisait là.

« Tu le sais gros nigaud ! Nous sommes le douze février.

- Et alors ?

- Tu es bizarre toi. Tu devrais savoir pourquoi pourtant, sinon qu’est-ce que tu fais là ?

- C’est une histoire étrange qui m’arrives et toi pourquoi tu es là ?

- C’est le jour où nos parents ont disparu.

- Pardon, excuse-moi, je ne savais plus, mais j’ai reçu un drôle de message hier après-midi et le soir même. »

Je lui expliquai toute l’histoire, et je lus dans ces yeux, non pas seulement de l’intérêt, mais la fascination de l’espoir enfoui puis déterré, au point que je dus la raisonner pour que nous attendions la nuit avant de rejoindre la maison mystère.

Nous n’avions pas oublié les lampes de poche, car nous avions prévu que le réseau électrique ne marcherait pas la nuit, puisque aucune activité n’était censée s’y dérouler. Un lourd nuage de poussières régnait dans les décombres de la maison, à croire qu’ils l’avaient abattue juste avant notre venue. Les étages et le toit n’avaient pas reçu autant de dégâts que le rez-de-chaussée, mais les pièces demeuraient désespérément désertes, rejoignant le vide poussiéreux qui régnait dans les lieux. Il ne restait plus que la cave. Nous y descendîmes. La porte avait été verrouillée et Alexa passa par le soupirail, après que j’aie enlevé les pierres qui le recouvraient. Je lui donné la lampe de poche une fois à l’intérieur.

« Josh, si tu voyais ce que je vois !

- Qu’est-ce que tu vois ?

- Deux humanoïdes faits de… attends… c’est bien du métal, l’un est plus volumineux que l’autre. Ils sont assis sur des chaises en bois dont la peinture est partie depuis très longtemps, tandis que leurs corps métalliques sont seulement parsemés de taches de rouilles. Ils ont une petite antenne pointue sur le front.

- Rien d’autre ?

- Si ! Ils sont enlacés !

- Il s’agit sans doute de mannequins fabriqués par un artiste qui les aura abandonnés. »

Josh entendit un cri aigu qui ne semblait ne pas pouvoir s’arrêter. C’était sa sœur.

« Josh, ils ont bougé !

- Tu plaisantes ?

- Ils sont assis maintenant assis dans une posture normale, séparés l’un de l’autre.

- Remonte vite, je vais défoncer la porte.

- Le plus gros me fait signe de m’asseoir à ses côtés.

- Balance leur tout ce que tu peux, j’arrive dans un instant Alexa. »

Josh entendit des voies et il était maintenant sûr que sa sœur parlait avec l’un de ces monstres métalliques. Il se rua vers la porte, puis entendit un déclic qui le fit se retenir au dernier moment.

« Bonjour Josh, tu me reconnais ? »

Cette voix lui était familière. C’était celle de sa sœur avec un timbre… métallique. Mais c’était un robot qui lui parlait, non pas seulement un robot, mais sa mère car elle et sa sœur avaient la même douceur et le même rythme de voix.

« Montre-toi, petit malin, c’est sans doute toi qui a enlevé nos parents et tu les as reconstitués, en tous cas, (il balbutiait) je veux dire leurs voix. Que veux-tu ?

- Ne te montre pas aussi scientifique, fils, cela te dépasserait. Sache avant tout que nous ne te voulons aucun mal. Nous sommes effectivement tes parents, poses nous des questions…

- Il se peut que tu aies torturé mes parents pour savoir tous les détails de leur vie. Après tout, ils étaient étranges et avaient une vie très secrète, à l’écart de la société.

- Il va falloir que tu acceptes ton destin comme nous avons acceptés le nôtre, mon petit, dit une voix d’homme.

- Papa ! Non, ce n’est pas possible », gronda Josh.

Il se saisit d’une hache tandis que sa sœur fit mine de l’en empêcher, cependant il reçu un coup sur la nuque. Le robot à la voix de femme s’était déplacé très vivement pour l’atteindre.

 

Josh se réveilla dans une forêt alors que la pluie tombait avec violence. 

« Nous devrons bientôt partir. »

C’était encore la voix de l’homme. 

« C’est la dernière fois que nous nous voyons et que nous nous parlons. Après, toi et ta sœur pourront partir. Nous te prouverons par là même le bien-fondé de notre existence. »

Il leur raconta d’abords qu’il avait en partie raison, qu’ils n’étaient pas leurs vrais parents, mais que cela ne devait pas les inquiéter, car c’étaient bien eux qu’ils avaient connus pendant leur enfance. Leurs parents vivaient sur une planète très lointaine, et eux-mêmes (les robots) en provenaient. Mais leur vie était en danger, car ils étaient pourchassés par des extra-terrestres d’un autre monde. Quand ils se seraient débarrassés de leurs poursuivants, ils reviendraient les chercher. Mais cela n’avait pas eu lieu : le contraire avait dû se passer, c’est pour cela qu’ils avaient peu de temps. « C’était je crois dans l’urgence de se sauver d’une maladie mortelle qu’ils agissaient de manière aussi brutale et sanglante. Ils avaient les yeux scellés depuis longtemps car ils n’avaient jamais pu supporté l’éclat de leur soleil. Beaucoup plus tard, ils commencèrent à secréter une substance proche du verre sur tout leur corps, si bien que leurs corps se fragilisaient de l’extérieur vers l’intérieur. Cette dégénérescence qu’ils subissaient sur leur planète et partout ailleurs, était leur malédiction et nous devions la partager, je veux dire ceux qui nous ont créé, car tes parents avaient été capable de reproduire leur esprit et de le placer dans n’importe quel corps, en l’occurrence une structure métallique recouverte d’une peau imitant parfaitement la leur. S’ils avaient pris cette précaution, c’est parce que vous vous étiez connus quand vous aviez à peine deux ans. Quelle bénédiction ça aurait été pour leurs ennemis d’avoir ainsi un corps !

Nous sommes en quelque sorte les clones de tes parents qui servirent à te protéger et à brouiller les pistes. Quelques années plus tard, nous nous sentions trahis par nos créateurs car ils auraient dû revenir depuis longtemps. Nous avions satisfait à notre mission bien plus qu’on ne nous l’avait demandé. Nous voulions devenir humains car la Terre était devenue comme une terre d’exil ou une terre promise pour nous, car c’était la seule qui s’offrait à nous ! Cependant, un sort funeste était à l’origine de toute cette histoire. En effet, si vous aviez été cachés par nous, c’est parce que vos parents comme leurs congénères, émettaient une longueur d’onde très perceptible par leurs agresseurs dés qu’ils parlaient, ces derniers ayant développé leur sens de l’audition jusqu’à leurs dernières limites. Nous aussi en émettions une similaire, mais moins intense, si bien qu’il aurait été plus difficile de nous retrouver, d’autant plus sur une planète lointaine et étrangère pour la plupart des voyageurs de l’espace, autrement dit la Terre. Cependant, et c’est là où je veux en venir, vous alliez émettre cette fameuse longueur d’onde et ce de plus en plus fort, au fur et à mesure que vous avanceriez dans l’âge. Il semble, car vos parents m’en ont parlé sans certitude, qu’il s’agisse d’un moyen instinctif de défense primitive qu’ils aient eu à leur disposition depuis des moments immémoriaux. C’est pourquoi le message que vous avez reçu était brouillé par un autre signal et qu’il était affaibli, et que nous avons profité de l’orage afin de ne pas être repéré, car nous devions absolument nous rencontrer. Vous voyez, nos destins ont été intimement liés, et notre sort n’a pas été épargné comme le vôtre. Nous ne vous avons pas vraiment abandonnés, car c’est quand nous avons soupçonné avec raison que vos vies étaient en danger, et que vous aviez l’âge pour comprendre, que nous avons décidé de renouer le contact. Nous avions rempli la cuisine de vivres, vous vous en rappelez, et attendions que la police découvrît que nous avions disparu. C’était aussi le meilleur moyen de nous enfuir !

- Sommes-nous humains ? Et nos parents ? », demanda Josh.

« Vous leur ressemblez suffisamment pour qu’on vous confonde avec. Bon ! Nous allons vous quitter. Ne parlons plus, cela ne sert à rien de prendre des risques supplémentaires. Il est regrettable que nos créateurs ne nous aient jamais répondu, même après avoir décidé de vous… »

Ils se dirigèrent près du fleuve. Alexa crut voir une carapace géante qui se déplaçait sur l’eau. Puis un vaisseau illuminé de l’intérieur se souleva, déplaçant une grande quantité d’eau sur la berge. Les corps de Josh et d’Alexa furent emportés, tandis que ceux des robots, beaucoup plus lourds, restèrent sur la terre ferme. Des humanoïdes sortirent du vaisseau par la voie des airs. Des flammes brûlaient sous leurs pieds et tout leur corps recouvert comme par du verre étamé, reflétait les environs dans toutes les directions. La nature ici, et dans un ailleurs qui dépassait les frontières de la Terre, avait-elle une emprise sur ces êtres jusqu’à réduire leur chair à ce qui les entourait, pour en fin de compte les transformer en grains de poussière ?

 Ils atterrirent sur la berge. Leurs pas arrachèrent l’herbe par motte et découvrirent la terre à nu. Les robots furent rapidement rattrapés et on entendit une explosion au loin. Le robot femme fut ramené par des mains invisibles vers la berge, puis son corps fut suspendu dans les airs jusqu’à l’intérieur du vaisseau. Ils entendirent une voix au loin : « vous n’êtes rien pour nous, même pas une valeur d’échange, car vos parents sont morts pour vous, jusqu’aux dernières force de l’âge et de nos interrogatoires. Quant à elle, c’est notre seul espoir de poursuivre notre quête, car ils sont la source du secret qu’ils ne voulaient pas partager ! 

« Mes parents ainsi que leur peuple voulaient garder le contrôle j’imagine, et l’idée qu’il y une autre une autre espèce qui possède des corps identiques à celui-ci, pouvait se révéler dangereuse pour mon peuple, dit Alexa. Quelle idée malsaine que vous soyez des hybrides, pour eux comme pour moi. Il existe sans doute une autre solution et en attendant, mais vous ne parvenez pas à être patients », ajouta-t-elle d’un ton méprisant.

« Ça suffit ! Insolente. Si jamais nous découvrons le secret, nous reviendrons prendre vos corps. En attendant, nous vous laissons vivre dans cette attente. Personne ne vous croira. Et vos corps sont trop précieux.

- Je vous maudis ! Vous n’agissez plus que par instinct… vous avez besoin de corps en même temps que de les tuer. J’ai bien peur que vous manquiez éternellement de nourriture, c’est pour cela que vous êtes devenus fous.

- Tais-toi donc », cria Josh, jusqu’ici paralysé par la peur. Tu es folle ! Laisse ces…

« Je ne suis plus une petite fille, celle de ses parents », s’exclama Alexa !

- Assez, reprit la voix, tu ne sais pas que ton sort est mille fois plus enviable que le nôtre, car nous devons vaincre un terrible fléau. Et tu ne comprends pas la chance que tu as en ce moment ! Je reviendrai pour toi, petite impétueuse, quand le temps sera venu !

- Vous avez perdu tout sens du respect de la vie d’autrui pour sauver les vôtres ! Après, que vous restera-t-il ? Ne revenez plus jamais ici, bande d’assassins ! »

La voix se rapprocha brutalement, Josh se mit à courir dans l’eau et Alexa soudainement revenue à la lucidité, le suivit à toute vitesse, quand un autre vaisseau apparut dans le ciel et s’écrasa sur celui des êtres de verre. Nos amis eurent juste le temps de se réfugier dans la forêt, entendant chacun de leurs pas sur le sol qui tremblait à l’approche de l’explosion.

Ils découvrirent le corps en milles morceaux du robot qui leur avait servi comme père. Il était répandu dans les herbes hautes. Alexa pleurait à l’idée de le quitter pour de bon. Son cerveau électronique reposait sur un rocher. Il fonctionnait encore, mais il était proche de l’extinction. Ses dernières paroles furent les suivantes : « ce vaisseau appartenait à votre espèce, ils se sont sacrifiés car nous en savions trop sur eux… Nous savions où ils pouvaient se cacher… Maintenant, il y a des chances pour qu’ils ne les retrouvent jamais, car je crois que ceux qui restent de votre espèce se sont enfuis très loin dans l’univers. Ils vous ont sans doute retrouvés grâce à vos ondes. Un autre vaisseau viendra vous rechercher, mais c’est une course contre la montre, car d’autres viendront voir ce qui a pu se passer. Cachez vous en attendant, car c’est à vous qu’ils voudront poser leurs questions. Envoyez un message sur la fréquence brouillée que vous avez reçue, c’est votre seule chance. »

 

 

 

  

 

          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Ydéphes communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS publié dans : Lecture
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Vendredi 11 avril 2008

Bonne lecture!     :)        

sur ce blog,

et n'hésitez pas, à me dire, ce que vous en pensez,

si vous aimez ou pas, ou à me poser des questions ! 

 

par Ydéphes communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS publié dans : Roman
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Vendredi 11 avril 2008

AU-Delà

de la

Naissance

 

Reflexionn

 

 

 

Résumé

 

 

Sur une planète étrangère à la nôtre, appelée Andralyss,

deux personnes qui pourraient appartenir à l'espèce humaine, mais qui sont en réalité des Andralyens, essaient de fusionner leurs âmes grâce à une machine, une attraction.... Son but est de conditionner les gens, vers une pensée presque uniforme, celle du super état continent Novae, nommé Téhra Novae ou Téhra 1.
Mais pour cela aussi, il y a des tissus à électrodes, que chaque citoyen de cette terre, est invité à porter sur la tête... 

 

 

Novae est un ex grand chef religieux… qui accéda au pouvoir après la guerre civile…, il y a vingt ans.

Il sépara Andralyss, communément appelée ...la Térha, en deux parties (bien qu'il subsiste encore des parties neutres) :

 

 

Téhra 1 et Téhra 2 (la partie ouest ou la terre d'exil). Il prit cette décision, pour procéder à l'exil obligatoire de tous les religieux, et de toute forme de culture étrangère à celle qu'il avait imposée.

 

 

 

 

 

Anna et Clark sortent de la machine. Ils s'aiment…

L'ordinateur de celle-ci a repéré une anomalie et a alerté la police instantanément. Clark est envoyé sur Téhra 2 "sans discussion".

Quant à son amante, elle va subir une épreuve...

Ils rencontreront un Immortel, nommé Circonstance, qui provient d'un autre monde, sans l'avoir jamais connu, ainsi que les membres d'une organisation mondiale, qui luttent contre le pouvoir de Téhra Novae.

 

 

 

 

 

Depuis les tremblements de terre qui avaient amorcé la guerre…, des flocons rouges se tiennent en suspension dans l'air, respiré par les habitants de la deuxième partie de ce monde.

Ils se sont ensuite élevés progressivement dans les nuages et se sont "condensés" pour créer une nappe rouge. Aujourd'hui, il ne reste que quelques flocons présents dans l'air, tandis que les rayons du soleil la  franchissent sans difficulté, sans perdre leur luminosité, ni leur blancheur…

 

Des perturbations dans le temps, et dans les comportements renaissent aujourd'hui, mais ils sont d'une nature différente, de ceux qui avaient affecté, les religieux durant la guerre civile...

 

Enfin, quelques mots sur New Art For Generation, né à la fin de la guerre : il s'agit d'un groupe mondial clandestin, qui s'intéresse à l'histoire de leur planète (tandis que depuis des Cycles, les Anciens instaurent de nouvelles cultures, ou modes de pensée). Il cherche de nouveaux rapports entre les Andralyens…

par Ydéphes communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS publié dans : Roman Sci-Fi
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Vendredi 11 avril 2008

*

*    *

4

 

Nathalie Farrow n’était pas une Andralyenne qui s’embarrassait rapidement de l’image que les autres pouvaient avoir d’elle-même.

Mais c’était parce qu’elle accordait beaucoup d’importance et de temps à se voir à l’intérieur d’elle-même.

Elle était élégante, apprêtée pour plaire, et ses formes étaient harmonieuses.

Elle prit un café à contrecœur. Plus tard, elle aurait la tête serrée comme prisonnière d’un étau, dont la force se concentrerait sur l’avant. Elle avait revu Frédérique Hallen dans un club de billard. Il était devenu son amant. Il pesait quatre-vingt kilos (Mais ce n’était pas à cela qu’elle pensait.) et sa silhouette était celle d’un athlète des pays du nord. Son visage était recouvert d’une crème jaune, mais même avec cette espèce de masque, on pouvait aisément voir qu’il avait une bonne trentaine d’années. Il servait à mi-temps dans ce bar, et à part cela, il n’avait rien voulu lui dire, si ce n’est… C’était le noir presque complet. Elle prenait peur quand elle y pensait, et qu’elle se promenait seule sur Boulevard Street.

 

C’était un boulevard qu’on avait transformé en rue marchande, en souvenir de la guerre, sur l’autre terre. C’était aujourd’hui la rue la plus connue de Talaante. Dans cette ville, on n’aurait pu croire que les gratte-ciels représentaient des mats aux flammes célestes, lesquelles s’élevaient à la fois fortes et agiles, vers le seul horizon qui ait pu exister. Une cire très opaque se tenait au-dessus d’elle, comme la prophétie du seul avenir décent :

en effet, un rouge bordeaux encombrait le ciel depuis l’explosion et l’incandescence d’anciennes roches volcaniques souterraines, soulevées hors de la terre durant les séismes. Elles demeuraient en suspension dans l’air pour des raisons inconnues par les scientifiques. La pression n’était pas assez forte pour faire descendre les particules résultant de leur pulvérisation. Mais aucun vent ne semblait vouloir les déloger et les repousser vers l’autre partie du monde, que constituait Térha Novae.

En fait, cette Térha n’avait jamais connu ce phénomène.

Les croyants de l’autre Téhra, en grande majorité religieux, concevaient comme possible et plus que probable, l’existence d’une ceinture mystique, qui éclairerait ses sujets jusqu’aux confins du monde bien-pensant. Frédérique restait toujours évasif sur la question quand Nathalie la lui posait.

Il avait connu la déportation comme elle. Nathalie voulait revoir sa famille, et lui, il désirait voyager et quitter Téhra 1 dont l’atmosphère ne lui plaisait guère.

Leurs vie avaient changé en apparence : nouvelles habitudes de vie, nouveaux mœurs, mentalités beaucoup plus intenses et technologies moins présentes (essentiellement dû à la jeunesse de cette terre).

Les croyances étaient bien sûrs nettement plus intenses et sérieuses sur Téhra 2 que sur T. Novae. Cela ne comptait pas pour Frédérique et Nathalie, au contraire cela les rapprochait.

Ils s’étaient aperçus durant l'exil à Aile (le dernier des exils). Frédérique avait trente quatre ans et portait une toge de Lyzarael en guise de subterfuge, et se faisait nommer Christopher Daile, nom qu’il utilisait encore aujourd’hui quand il n’était pas au Complexe…

Elle avait trente-trois ans et était vendeuse de vêtements. Elle était née dans une famille religieuse non lyzaraelle. Ses parents n’entretenaient guère de rapports agréables et intelligents avec les autres membres de la famille, dont les croyances étaient si diversifiées qu’ils ne parvenaient pas à s’entendre, en particulier du côté de sa mère. L’univers de sa jeunesse avait été baigné par des chants religieux et des rituels. Elle ne recevait d’eux que la gratitude de les avoir écouter. Il est vrai qu’elle n’avait pris aucun parti, mais elle s’entendait avec certains d’entre eux, pour ce qui venait de leur individualité et non pas de leurs croyances. Durant ces dernières années, celles-ci avaient commencé à exhaler des accents nauséabonds de sagesse démesurée et exaltée. Elle fermait la bouche dans ces cas-là. Ces histoires, leurs histoires, terme qu’elle emplissait du bout de ses lèvres, pour les nommer intérieurement avec ironie, l’avaient touchées, blessées,

la retenant à l’écart de la lisière des sentiments, qu’elles espéraient vivre.

Frédérique lui avait fait part d’un futur possible. Le groupe New Art For Generation était né quelques années précédant les secousses qui avaient agité Téhra 2 et la fin de Vaydicanen. Il ressortait un art plutôt bourgeois. Aujourd’hui, ce groupe était devenu une organisation qui rassemblait des partisans, lesquels formaient la première force du contre-pouvoir Novae. En aucun cas, cela ne faisait de Frédérique un « Togé » ! Ce  furent les seuls mots échangés de leur rencontre à fleur d’oreilles, et elle ne savait guère plus de lui aujourd’hui…

 

Leurs itinéraires divergeaient, mais ils avait eu la chance de se revoir au Night 15/9, sorte de complexe commercial qui faisait à la fois la vente de technologies média virtuelles et louaient à l'heure, la possibilité de jouer au billard à 9 et à 15 billes.

Dans une atmosphère chargée d’une ambiance électrique, un feu écarlate sortait des lampes disposées le long des murs, comme des torches embrasées. Dans cette espèce de temple aux allures fantastiques, Nathalie aimait croire que si elle avait revu Frédérique, c’était là l’effet d’une intervention divine.

Elle reposa son blanc mousse sur le comptoir. Celui-ci était en imitation bois de merbau. Tandis que les murs en étaient partiellement recouverts.

Les glaces scintillaient et le regard de Frédérique ne savait plus quand il devait se poser sur les verres ou les quelques miroirs disposés ici et là, alors que la longue suite des verres avait affaibli sa conduite, dont la convenance préférait maintenant se tourner vers la paresse et l’oubli… « comme contenues », plaisanta Frédérique.

« Remets du bleu, ma belle », lança Frédérique. « Il se peut que tu n’en  aies pas assez dans ton verre à glaces fondues.

- Oui, mon vilain gros fromage », dit-elle en picorant un morceau.

« Attends ce soir, je vais te découper en rondelles », continua doucement Frédérique.

« Tu es doux mon chéri, comme une praline qui fond dans une chaleur brûlante !

- Je vais me refroidir et devenir encore plus tendre. », lui glissa-t-il dans l’oreille.

« Glisse-moi ça sous la langue. »

Ils s’embrassèrent.

« Prenons l’ascenseur. Tu viens ? »

Frédérique et Nathalie entrèrent à l’intérieur. Ils débouchèrent sur un corridor, dont le tapis de sol était troué et dont la peinture des fenêtres était toute craquelée. Ce corridor semblait hors d’usage et ne mener nul part. Au bout du corridor, il ne semblait n’y avoir qu’un mur, mais celui-ci avait été en réalité enlevé, pour céder sa place à un fac-similé, un mur holographique. Ils parcoururent un nouveau couloir apercevant successivement une bibliothèque et un café. C’est là qu’ils entrèrent pour s’asseoir à une table. Les mots suivants Venez voir votre Dieu, étaient lisibles dans les entailles griffées sur celle-ci. C’était une table de devin, reproduction de celles qu’utilisaient les devins d’une très ancienne époque sur Térha 2.

 

Le Complexe Exocet était d’abord un milieu qui rassemblait toutes les tendances portées à la révolte jusqu’aux plus révolutionnaires, né en réaction à la dictature de Novae. Nathalie avait décidé un jour de s’y rendre car Frédérique ne cherchait plus à y aller depuis quelque temps. Elle avait pu revoir la grande bibliothèque, et remarqua que comme les autres fois, un nombre restreint de personnes s’y tenaient, car l’endroit devait rester secret, donc discret. Elle reconnaissait l’écriteau poussoir sur le « mur du fond », sur lequel était inscrit : « Science ancienne. »

« Oh ! Nath ! Tu rêves ?

- Tu as vu ça ?

- C’est sans doute une reconstitution.

- Essaie-la.

- Pourquoi pas toi ?

- Tu sais bien que ce genre de machine me fait un peu peur. »

Elle se blottit dans ses longs bras et il voulut la serrer pour qu’elle ne s’en aille jamais. Leurs tenues blanches ne contrastaient pas ensemble, mais sa combinaison blanche, dont la fine veste était fleurie et d’un bleu azur, réduisait dans l’infinité qu’elle portait en elle, l’effet des impacts multicolores venant des gones, des machines holographiques qui reproduisaient certaines réalités historiques : comme l’ère sylphide c’est-à-dire une mythologie qui prenait son origine dans la croyance d’êtres existants dans l’air…, et l’ère métal qui lui succéda quelques centaines d’années plus tard, l’incorporant (jusqu’à l’oubli) comme les autres ères dans un état d’esprit dur, réaliste et industrialisé. Il s’agissait de l’ère précédente qui se prolongeait jusqu’aux dont je vous parle.

« Cette machine à images holographiques est nouvelle, donc je vais l’essayer. », dit Frédérique. 

Il poussa sa main sur une espèce d’écriteau (l’écriteau poussoir) qui attendait de recevoir sa main. Une pyramide inversée apparut. Une voix reposante sortit de la bouche magnétique et envoûtante de Delia, la statue holographique qui se tenait sur la base de la pyramide. Une voix sortit de son visage impassible : «  nous vous prions de rentrer une personne à la fois. » 

Un escalier menant à une pièce, se pixellisa en même temps que celle-ci, devant les yeux de Frédérique. Puis  ils se solidifièrent.

« Pour combien de temps ?

« Dix minutes Mr. », répondit Delia.

« Je ne suis pas sûr. »

Nathalie se mit à poétiser et sa voie était remplie de spiritualité.

« Automne, l’Eau tonne au-dessus des feuilles. Allez ! A l’aventure Frédérique ! »

Frédérique gravit les marches aussi régulièrement qu’une horloge. Le Complexe  était toujours surprenant, même pour un endurci comme lui. Il se rappelait que New Art For Generation, était d’abord un regroupement d’esprits contre les idées et théories reçues ainsi que contre les préjugés. Son rôle dans cette affaire, consistait sans doute à comprendre, cette chose qui se présentait à lui, comme un mystère. Il ouvrit une porte et s’assit dans un fauteuil, dont l’aspect rappelait le chrome métallique, quand il vit Delia. Elle portait une calotte argentée avec des émeraudes et des rubis de fine taille, mêlés à des cordons de perle… sur la base de sa tête, ainsi que sur ses lobes pariétaux.

« Nom ? Hallen.

Prénom ? Frédérique.

Profession ? Qu’est-ce que ça peut faire ? », affirma grossièrement Frédérique.

« Rien du tout, heureusement Mr Hallen. Couchez-vous sur le divan et fermez les yeux. Quels sont vos soucis actuellement ? »

Frédérique ressentit une excitation. Une coupure rouge sembla apparaître comme pour le dévisager. Son index saignait légèrement. Il remonta les yeux vers Delia qui dissimulait une inquiétude perceptible, derrière son sourire. Celui-ci n’était plus autant figé que précédemment, tandis que son nom lui apparaissait maintenant comme l’homologue féminin de Daile, aussi clairement qu’une chose qu’on lui aurait plaisamment dissimulée, puisqu’il s’agissait de son second prénom. Il reposa les yeux sur sa main. La plaie avait disparue ! « Ceci est dû au stress et à l’enthousiasme. C’est toujours comme ça quand je commence une nouvelle attraction de ce genre, se rappela Frédérique. »

« Si vous êtes venu à moi, Mr Hallen, c’est que vous avez des problèmes. Je suis là pour vous aider à les résoudre. »

Il décida de jouer le jeu sérieusement. Ça (cela) pouvait être une expérience épanouissante et il aimait bien de parler de son univers, mais d’abord, il demanda à mieux la connaître, pour se sentir plus à l’aise. Ainsi, il ne se laisserait pas influencer. Du moins, le croyait-il. Il pourrait aussi la tromper. Il se tenait assis sur une simple chaise et regardait Delia. Elle portait de petits tatouages, en forme de dragons, dont la couleur était  bleue et rouge sous son collier, et deux boucles d’oreille en étain, sous chacun de ses lobes, ce qui la différenciait nettement des Andralyennes du CYCLE 10.

«            Je ne me sens pas bien, très nerveux souvent… j’aime tout ce qui touche au monde intérieur, à l’imaginaire, aux perceptions, et je pense ou je crois que je n’arrive pas à le partager. J’aimerais bien savoir si vous éprouvez ce genre de chose, que ça soit…n’importe quoi !

- Je ne peux vous répondre, car c’est un mauvais procédé. Quels sont vos centres d’intérêt ?

- Escalade, billard. Peut-être pourrions-nous faire une partie après ? », plaisanta Frédérique.

« Non, parlons de vous.

- Ah oui, mais aimez-vous le billard ? », dit-il en riant.

« Vous pensez peut-être, entrer dans mes bonnes grâces en simulant ces deux centres d’intérêts, que je pourrais avoir en commun avec vous ? L’un à travers ma personnalité et l’autre par l’intermédiaire d’une passion commune ? C’est une possibilité.

- Soit », fit étonné Frédérique.

« Et vous pensez alors que je penserai à un transfert d’affection de votre part sur moi. Vous pensez me tromper, alors même que vous redoutez ce transfert d’affection ?

- Je n’en sais rien… et pourquoi pas !

- Mr Hallen, vous ne savez pas que vous êtes au profond de vous-mêmes contre moi, c’est-à-dire une inconnue… Vous voulez à la fois assouvir et retenir votre pulsion envers moi. Vous ne voulez pas que je le sache, encore moins que nous en parlions.

- Soit.

- C’est parce que vous n’êtes pas habitués à réfléchir de la sorte, pas même un peu. (Silence) Et maintenant ? Avez-vous…

- Peur, non. Je me sens en tord, pas coupable, pas humilié non plus..

- Bien. Continuez.

- J’ai souvent un sentiment de grandeur en moi. Mais hier, je marchais dans la rue, cette Andralyenne marchait encore plus vite que moi. Cependant, je n’avais aucune envie d’aller plus vite qu’elle. J’ai compris ensuite que j’avais senti la grandeur, et ce sans avoir besoin de la rattraper et de la dépasser.

- Ce sentiment ne vous affecte plus comme avant.

- Non, mais je considère qu’il y a peut-être en elle ou en vous de la grandeur, qu’elle ne peut s’empêcher de montrer, voir exprimer…

- Continuez.

- Cependant, je crois qu’il est possible de réduire nos sentiments, de les purifier en quelque sorte.

- Vous voulez perdre certains de vos sentiments Mr Hallen ? Donc, il ne s’agissait pas que de moi. Cependant, permettez-moi de vous dire que ce sont là des sentiments qui ne sont qu’au stade primaire, comprenez-moi : qui se développeront dans l’avenir.

- Sans doute. Je voulais ajouter que si j’avais comparé ma grandeur à la sienne, je l’aurais fait pour affirmer la mienne et en fin de compte j’aurais dévalorisé la sienne. »

Frédérique se détendit.

« En fait, je vivais la grandeur d’une vie qui a compris le besoin d’amour, comme une espèce de pré sérénité, d’avant bien-être. Je me sentais bien en tous cas !

- Vous voulez ajouter quelque chose ?

- Non.

- La séance est terminée. 4 téranes seront crédités de votre compte. »

Il revit Nathalie.

« Et alors ?

- Intéressant, mais je n’ai pas l’envie ou la force de te raconter cela. Tu poserais trop de questions !