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Ydéphes

BONJOUR !  Bienvenue à tous,

et pour ceux, qui aiment le voyage...


venez voyager, dans un autre espace,

dans un autre monde

sur... Andralyss (mon premier roman de Sci-Fi)

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Vendredi 11 avril 2008
HYMNE au ROMANTISME
Je ne suis pas maître de mon destin,(!)
ni de mes émotions, ni de ma vie, ni de ce que je veux,
de la mort peut-être ? Non, je préfère lui rire au nez, mais c'est seulement sur elle que j'ai
tous les droits, dont je puis être le maître, jusqu'à la tuer, (océan engouffre-toi !)
ou jusqu'à ce qu'elle le fasse elle-même,
pour le faire sur moi, tout disparaîtra ...
 
Suis-je un Dieu ? Mort, parmi les vivants.
 
la mort se réveille toujours, toujours aussi noire, parmi les braises agitées par le
vent, seul le sorcier la voit, la dissimule, la dévore, ou se fait dévorer par elle,
l'espace d'un instant, qui lui paraît une éternité, celle du néant, où le temps tombe
et n'existe pas, ou s'allonge indéfiniment (ce n'est pas le firma-ment), comme l'espace, jusqu'à l'inonder, et lui
donner de la fièvre, aux lèvres, et le rendre pâle,
c'est aussi le noir, qui reflète, celui du blanc, qui ne rit pas, qui ne
rit pas encore, pour mieux le dissimuler.  Suis-je blanc, ou noir ? Suis autre ?
Suis-je ailleurs ? Définitivement, perdu dans la plaine, comme le soleil qui s'égare.
La vie est un soleil qui s'égare dans les plaines.N'est-ce pas ? To be or not to
be, étoile perdue !
Tu es tombée sur moi, comme de la roche, en fusion, celle du passé, froide
maintenant, et à ce jour,
puis plus tard réchauffée, par moi,
mon âme, ma tendance, ma dérive, mon souhait !
Tu es mon voeu, devenu réalité, mon voeu que je n'avais jamais prononcé,
jamais vécu,
tu es mon enfance (enfin vécue),
tu es l'enfance des temps, à venir, enfin venus en moi !
 
Shakespeare, je t'honore, d'où je peux, 
je t'envoie mille baisers, de bonheur, voir même d'amour,
si tu peux les voir !
Oh, oui, tu peux les voir !
Tu peux les voir dans mon coeur,
chargé de sentiments, ceux du romantisme, de Stendhal, du Rouge et le Noir, et de,
de toi,
mon étoile transfigurande (j'aime ce mot, il ne me semble pas nouveau), mon guide, mon étoile, parmi le ciel,
et le monde, "mon miroir aux alouettes",
où est passé le monde, le romantisme ? Je ne vois que toi, romance,
dans l'étoile de mon miroir, je ne vois que moi ! 
Double étoile, pareille..s, se réfléchissant l'une vers l'autre,
se rappelant l'une à l'autre, nous rappelant ...
 
 
Le destin des Dieux est-il condamné ou doit-il à être enfoui ?
Le Destin des dieux, est-il condamné à vivre ? Parmi les étoiles, les astres, qui
ne se posent jamais, sauf lors des grandes catastrophes.
Suis-je un Dieu, devenu, homme !
Suis-je redevenu jeune, oh Sylphide, oh envolée, oh ballet de demain, ...
donne moi ta main, que je la couvre de mille baisers, de milles fleurs,
qui jaillissent hors de tes mains, (et) du printemps ! ,
pour honorer la’amour,
oh je le vois maintenant, plus que toujours !
par Ydéphes publié dans : Poésie et romantisme communauté : L'âme du poète
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Vendredi 11 avril 2008

*

*    *

20

 

 

 

Des formes remplies d'énergie, remplirent le ciel à l'horizon : elles reflétaient démesurément des formes andralyennes ! On aurait dit que des dieux prenaient forme dans le ciel, puis on y voyait des cratères,
 

de beaux paysages,
 

de l'eau, du vent, des marées et des forteresses… qui devenaient noires, après s'être remplies de couleurs.

 

Les paysages alors s'éteignaient, devenaient rapidement grisâtres, puis morcelés. Les marées perdaient leurs douleurs, et devenaient des courants, faits d'énergie d'eau froide et rapide, capable de former des visages… comme de la pierre. Puis venaient les éclairs, des déchirures dans le ciel, et dans le vent,

 

des tremblements dans la terre qui faisaient vaciller les paysages.

 

 

La terre se mettait à gronder, et tremblait… de plus en plus, faisant chuter les pierres, ouvrant le sol, écartelant les arbres, faisant crier les pierres,etc.

 

 

 

 

 

Le monde était en train de changer devant leurs yeux et de devenir chaotique, instable,

perdant tout sens de réalité et de vérité.

 

 

 

 

Nos amis n'entendirent pas à la radio, les premières conséquences désastreuses, de la mesure prise par la…

 

 

 

 

 

 

*

*    *

21

 

 

 

Jimmy ne posa pas de questions. Il sortit par la porte argentée de chez Fèbe. Il traversa un couloir, avant de refermer une porte en bois derrière lui. Il revit la rue principale qui l'avait mené jusqu'ici. Il regarda les mauvaises herbes qui la parsemaient, enfin les losanges qui sortaient en relief des murs. Ils étaient fait de pierre.

Jimmy sentit un affaiblissement, puis une force se remplir en lui. Il crut un instant, que Fèbe lui avait fait  prendre quelque chose à son insu, dans le verre qu'elle lui avait servi avec nonchalance. Puis il sombra et se réveilla ailleurs.

Il vit les constellations, la magie des arbres qui était empreinte de rouge, les rues bleues qui reflétaient le ciel, et ne ressemblaient plus qu'à des lignes parallèles, formant de vastes ensembles, de plus en plus grands, mais de plus en plus élémentaires, à mesure qu'ils s'éloignaient, au-delà de la pénombre grise des constructions immobiles, et des trains qui jetaient de nouvelles lignes, telles de fines flèches qui traçaient et emportaient des courants de vapeurs, dans les lueurs de la nuit. Ces trains lui donnaient le vertige, ils tombaient sur lui, comme à contresens, et ils déferlaient et freinaient vers le haut.

 

 

par Ydéphes publié dans : Roman Sci-Fi communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Vendredi 11 avril 2008

*

*    *

16

 

 

Je me disais, et il fallait je crois que je me le dise, afin de m'endormir sans perdre une fois de plus deux heures d'attente inutiles, et nuisibles à ma santé,

que je devais me sentir relâché, autant que je devais l'être dans mon sommeil (à venir). Je devais aussi éviter les idées qui m'effleuraient, puis affluaient en abondance dans mon esprit,

comme par mégarde, au pire sans que je m'en rende compte ou suffisamment compte, pris au piège quasi incessant de celles-ci. C'était un peu comme ces vieux shoot-them-up qu'on faisait dans le temps…

Je me disais ensuite que je ne tarderais pas à dormir, et juste après j'ajoutais avec un certain tempérament : « oh, non, … rien ne me retarderait ! »

 

Ma couverture était à terre.

J'avais froid, c'était normal. Puis je regardai au-dessus de moi.

 

« Seigneur, le toit avait été arraché, il ne restait que des brisants ! », et pour me soutenir, mes yeux se dirigèrent vers Charlie. Il était à côté de moi, la pluie sur le visage.

 

Nous  quittâmes son habitation, regardant d'un oeil vif où se trouvaient les autres.

Clark, Circonstance et Anna avaient disparu ! Philippe et Nathalie n'avaient pas été réveillés, alors que la pluie n'atteignait pas leurs chambres. En effet, le toit était encore intact dans cette partie. Nous sortîmes et partîmes à la recherche de nos trois amis, laissant Philippe dans la chambre, ainsi que Nathalie.

 

Aucun appel n'avait été émis. Le Delta d'Anna était toujours à sa place. Il pleuvait à pierre pourfendre, et les pierres gémissaient, tandis que sur terre, l'eau ruisselait pour pouvoir s'y engouffrer.

L'eau coulerait bientôt dans nos chaussures, si nous restions dans l'encaissement de la petite vallée, dans laquelle « s'enfonçait » maintenant la maison.

De plus, nos voix serrées et assourdies par le temps, ne pouvaient porter qu'à une petite dizaine de mètres au plus.

Nous regrettions de ne pas être dans le brouhaha motorisé de la ville, à cause duquel il est difficile de communiquer, d'un côté à l'autre de la chaussée.

Nous nous dirigeâmes vers la maison la plus proche, et serrèrent les coudes, quand Charlie me prévint que personne n'y habitait, mais que pendant la soirée de la veille, des voix, tantôt des lampes, s'y entendaient et s'allumaient.

 

Nous n'étions pas dans un film d'épouvante, mais devions rester sur nos gardes, face à d'éventuels rôdeurs ou squatters. Ils avaient par ailleurs peut-être enlevés nos amis. Nous devions en avoir le coeur net, et quoi de mieux que de se sécher là-bas pour cela…

 

Nous pataugeâmes dans une rivière. Je me remis à espérer dans les beuglements du vent,

alors que nous enjambions la clôture d'un champ, qu'il nous restait à franchir, ..

pour parvenir 'dans' le sentier en pente douce,

qui menait devant une maison à colombages.

 

Des peupliers la longeaient à angle droit, tout autour d'elle. Nous étions presque à destination, et nous nous retournâmes contre le vent, qui nous contraignait à avancer, dans l'espoir d'y voir nos amis disparus.

 

Il ne pleuvait plus derrière nous. Le toit de la demeure de Charlie était intact. Mais où étions-nous ? Était-ce une éclipse de temps et de lieu qui nous frappait, telle que j'en avais entendu parler, lorsque j'habitais à Abrasyen, qui état situé au nord de Talaante et à proximité de la Sierra Dorinne ?

Les habitants de celle-ci racontaient qu'elles n'apparaissaient que dans les villes, car seules celles-ci pouvaient être touchées par… Eh bien, ils s'étaient trompés ! Nous étions en pleine campagne. Les feuillages de quelques hêtres de Spath, faisaient de l'ombre à ceux des peupliers, car leurs branches pendantes, prenaient la place libre, sous ceux des peupliers. Il y avait des lamelles qui brillaient, en dessous du ciel ensoleillé, et les feuilles ainsi, étaient secouées autour de leurs pétioles, qui tournoyaient telles de petites plaquettes en incandescence.

Quelques unes se détachaient pour atterrir sur terre.

 

D'autres voltigeaient, peu impatientes de rejoindre le sol. Étaient-ce des peupliers Tremble dont les feuilles tremblaient, comme leur nom l'indique ? Quant à Charlie, il ne reconnaissait pas la maison.  Ce n'était plus la même, et ceci expliquait les présences anormales, qu'il avait remarquées préalablement de chez lui.

La lumière se réfléchissait sur les corniches, laissant l'obscurité à l'écart d'elles, ainsi que les briques et ses murs, dans un rouge un peu déteint, mais sans abîme avec sa propre réalité. Plus loin, un lampadaire épousait l'aspect d'un arbre à proximité, car celui-ci le recouvrait partiellement avec son branchage. Au-dessus des habitations, dans le sens de la route, à partir d'un angle qui se prolongeait vers quelque hauteur céleste, un nuage éclairé effleurait au bout de la rue, les toits qui la surplombaient. Quand soudain, ils virent des agents de la BKP, avec leurs carabines aux poids assommants, qui maintenaient en joue Clark et Anna, afin qu'ils restent à distance, tandis que d'autres agents saisissaient les commandes de leur Delta ou plutôt du sien. (A Frédérique)

« De toute façon, nous ne devions pas les laisser en plan ainsi ! Comme toi, je souhaite retourner sur Téhra 1, mais ma volonté n'a pas encore pris le pas sur mes souhaits » Des avions prirent leur ascension. « Nous devons nous faire à l'idée de rester sur Téhra 2 pendant un certain temps, ils ne veulent plus de nous là-bas. Ce fut d'abord toi qui décida, c'est maintenant moi !…pour toi », acheva-t-elle de dire.

- Quel avenir avons-nous ici ?

Ils aperçurent Frédérique et Charlie.

« Quelles sont ces habitations ? Où sommes-nous ? », demanda Frédérique.

« Je n'en sais rien, répondit Clark. Tout ce que je sais, c'est que je veux retourner chez moi ou rejoindre mes parents… qui sont ici, je veux dire sur cette terre ! S'il nous arrive quelque chose, je ne veux pas leur faire cette peine là… Je ne les ai plus vus depuis si longtemps.

- Du calme Clark », répondit Frédérique.

« Frédérique t'a aidé et il voulait t'aider. Il le veut encore. Ce n'est pas de sa faute si nous sommes ici, et que nous sommes la proie de fantasmes et de rêves ! Et tu es lié à cette histoire, par le collier, comme nous tous. Nous avons tous un devoir à accomplir… et tu ne peux laisser Philippe ainsi… Tes parents n'habitent plus à Talaante », ajouta-t-elle.

 

« Et qu'allons-nous faire alors ? Qu'attendons-nous ?

- Je n'en sais rien, Clark »

Le Gsm de Frédérique sonna.

« Allo, Frédérique ? Où es-tu ? Je me suis réveillée, il y une dizaine de minutes, pour m'apercevoir que vous étiez tous partis, sans me prévenir !

- C'est difficile à expliquer chérie. Je ne peux pas vraiment te répondre. Nous ne t'avons pas trouvé à l'intérieur. Nous sommes… comment dire… ailleurs. Le Delta est-il toujours en fonctionnement ?

- Oui. Eh bien, dirige-toi d'après notre signal ! »

 

Nathalie fut sur les lieux en moins de cinq minutes.

 

« C'est à peine croyable. Nous sommes tout près de la frontière entre notre monde et celui-ci. Crois-tu que nous sommes dans un monde où nous pouvons réaliser nos souhaits ? A moins que ce ne soit le reflet de notre volonté qui puisse s'y réaliser… ou de nos passions », affirma Clark

« Dans ce cas, ces deux mondes ont besoin l'un de l'autre. Ils s'épousent naturellement », ajouta Anna.

« Sans doute », répondit Charlie.

« Nous ne pouvons donc pas condamner ce nouveau monde », dit Nathalie.

« Tant qu'il n'est pas dangereux », marmonna Clark.

« Et qu'il ne nous échappe pas… », finit par dire Frédérique. Mais où est Circonstance ?

 

Ils se retournèrent tous en même temps, car des chiens aboyaient depuis la demeure de Charlie. Le son paraissait défier la loi de l'espace, qui unissait ces lieux en deux mondes parallèles, à condition peut-être que celui-ci émane d'un être vivant, exprimant une agitation intérieure, comme s'il en avait décidé… Circonstance courait plus vite encore que la dernière fois où Frédérique et Clark l'avaient vu. Il se déhanchait remarquablement, à faire pâlir un coureur d'athlétisme. Trois chiens qui s'étaient organisés en meute, le poursuivaient, les babines chaudes et leur langue se promenant le long de leur corps.

Un Andralyen tentait de les rattraper. Il était trapu, sur de courtes jambes, et un léger embonpoint ressortait de temps à autre, au-dessus de son jean bleu.

Sa toile glissait sur le côté. Il criait : « au voleur, au voleur ! Il m'a volé ma nourriture ! » Circonstance paraissait soucieux, car il n'avait jamais vu des chiens aussi bien dressés, surtout parce qu'il était sûr, de ne pas les voir vus dans la propriété de cette espèce d'Andralyen.

Un des trois chiens s'écarta de la trajectoire subitement, comme s'il avait subi une défaillance, et que son attention pour Circonstance se soit estompée, du rouge au blanc,

par une envie soudaine de batifoler au grand air.

Il disparut dans celui-ci, en même temps qu'un autre chien, au regard très tendre et efféminé, se tenait à quelques enjambées de celui-ci.

Les autres disparurent dans les mêmes conditions.

 

C'est qu'inconsciemment, Circonstance s'était mis à espérer qu'il y en ait d'autres, qu'ils se distraient ensemble, et lui fichent la paix.

 

Les traits de l'Andralyen redoublèrent d'intensité : « Seigneur, qu'as-tu fait aux chiens ? cria-t-il au loin. » Circonstance ne se retourna pas, sauf pour dire : « c'est à eux qu'il faut demander ! Non de Dieu ! »

 

« Ils ont disparus comme un nuage, peut se dissoudre dans le ciel, ou un mirage…, » crut éclairer Anna.

« Des chiens abandonnés sans doute, maintenant perdus… obéissants aussi, me portant de l'aide…et ce malfaiteur pour finir qui s'en va.

- Nous le connaissons bien, ce n'est pas un voleur. Il nous a au contraire aider à fuir des gens, qui nous voulaient du mal ! », répondit Frédérique. « Vous voyez bien qu'il n'a pas de nourriture sur lui !

- Par les temps qui courent… », fit l'Andralyen.

« Vous vous êtes peut-être, emballés trop vite, contre cet Andralyen », ajouta Nathalie.

« Nous vous raccompagnons chez vous, n'ayez crainte, nous ne sommes pas des voleurs ! », dit Clark avec assurance.

« Quel est ce lieu ? Je ne l'ai jamais vu, pourtant j'habite près d'ici de- puis longtemps. » …

par Ydéphes publié dans : Roman Sci-Fi communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Vendredi 11 avril 2008

*

*    *

4

 

Nathalie Farrow n’était pas une Andralyenne qui s’embarrassait rapidement de l’image que les autres pouvaient avoir d’elle-même.

Mais c’était parce qu’elle accordait beaucoup d’importance et de temps à se voir à l’intérieur d’elle-même.

Elle était élégante, apprêtée pour plaire, et ses formes étaient harmonieuses.

Elle prit un café à contrecœur. Plus tard, elle aurait la tête serrée comme prisonnière d’un étau, dont la force se concentrerait sur l’avant. Elle avait revu Frédérique Hallen dans un club de billard. Il était devenu son amant. Il pesait quatre-vingt kilos (Mais ce n’était pas à cela qu’elle pensait.) et sa silhouette était celle d’un athlète des pays du nord. Son visage était recouvert d’une crème jaune, mais même avec cette espèce de masque, on pouvait aisément voir qu’il avait une bonne trentaine d’années. Il servait à mi-temps dans ce bar, et à part cela, il n’avait rien voulu lui dire, si ce n’est… C’était le noir presque complet. Elle prenait peur quand elle y pensait, et qu’elle se promenait seule sur Boulevard Street.

 

C’était un boulevard qu’on avait transformé en rue marchande, en souvenir de la guerre, sur l’autre terre. C’était aujourd’hui la rue la plus connue de Talaante. Dans cette ville, on n’aurait pu croire que les gratte-ciels représentaient des mats aux flammes célestes, lesquelles s’élevaient à la fois fortes et agiles, vers le seul horizon qui ait pu exister. Une cire très opaque se tenait au-dessus d’elle, comme la prophétie du seul avenir décent :

en effet, un rouge bordeaux encombrait le ciel depuis l’explosion et l’incandescence d’anciennes roches volcaniques souterraines, soulevées hors de la terre durant les séismes. Elles demeuraient en suspension dans l’air pour des raisons inconnues par les scientifiques. La pression n’était pas assez forte pour faire descendre les particules résultant de leur pulvérisation. Mais aucun vent ne semblait vouloir les déloger et les repousser vers l’autre partie du monde, que constituait Térha Novae.

En fait, cette Térha n’avait jamais connu ce phénomène.

Les croyants de l’autre Téhra, en grande majorité religieux, concevaient comme possible et plus que probable, l’existence d’une ceinture mystique, qui éclairerait ses sujets jusqu’aux confins du monde bien-pensant. Frédérique restait toujours évasif sur la question quand Nathalie la lui posait.

Il avait connu la déportation comme elle. Nathalie voulait revoir sa famille, et lui, il désirait voyager et quitter Téhra 1 dont l’atmosphère ne lui plaisait guère.

Leurs vie avaient changé en apparence : nouvelles habitudes de vie, nouveaux mœurs, mentalités beaucoup plus intenses et technologies moins présentes (essentiellement dû à la jeunesse de cette terre).

Les croyances étaient bien sûrs nettement plus intenses et sérieuses sur Téhra 2 que sur T. Novae. Cela ne comptait pas pour Frédérique et Nathalie, au contraire cela les rapprochait.

Ils s’étaient aperçus durant l'exil à Aile (le dernier des exils). Frédérique avait trente quatre ans et portait une toge de Lyzarael en guise de subterfuge, et se faisait nommer Christopher Daile, nom qu’il utilisait encore aujourd’hui quand il n’était pas au Complexe…

Elle avait trente-trois ans et était vendeuse de vêtements. Elle était née dans une famille religieuse non lyzaraelle. Ses parents n’entretenaient guère de rapports agréables et intelligents avec les autres membres de la famille, dont les croyances étaient si diversifiées qu’ils ne parvenaient pas à s’entendre, en particulier du côté de sa mère. L’univers de sa jeunesse avait été baigné par des chants religieux et des rituels. Elle ne recevait d’eux que la gratitude de les avoir écouter. Il est vrai qu’elle n’avait pris aucun parti, mais elle s’entendait avec certains d’entre eux, pour ce qui venait de leur individualité et non pas de leurs croyances. Durant ces dernières années, celles-ci avaient commencé à exhaler des accents nauséabonds de sagesse démesurée et exaltée. Elle fermait la bouche dans ces cas-là. Ces histoires, leurs histoires, terme qu’elle emplissait du bout de ses lèvres, pour les nommer intérieurement avec ironie, l’avaient touchées, blessées,

la retenant à l’écart de la lisière des sentiments, qu’elles espéraient vivre.

Frédérique lui avait fait part d’un futur possible. Le groupe New Art For Generation était né quelques années précédant les secousses qui avaient agité Téhra 2 et la fin de Vaydicanen. Il ressortait un art plutôt bourgeois. Aujourd’hui, ce groupe était devenu une organisation qui rassemblait des partisans, lesquels formaient la première force du contre-pouvoir Novae. En aucun cas, cela ne faisait de Frédérique un « Togé » ! Ce  furent les seuls mots échangés de leur rencontre à fleur d’oreilles, et elle ne savait guère plus de lui aujourd’hui…

 

Leurs itinéraires divergeaient, mais ils avait eu la chance de se revoir au Night 15/9, sorte de complexe commercial qui faisait à la fois la vente de technologies média virtuelles et louaient à l'heure, la possibilité de jouer au billard à 9 et à 15 billes.

Dans une atmosphère chargée d’une ambiance électrique, un feu écarlate sortait des lampes disposées le long des murs, comme des torches embrasées. Dans cette espèce de temple aux allures fantastiques, Nathalie aimait croire que si elle avait revu Frédérique, c’était là l’effet d’une intervention divine.

Elle reposa son blanc mousse sur le comptoir. Celui-ci était en imitation bois de merbau. Tandis que les murs en étaient partiellement recouverts.

Les glaces scintillaient et le regard de Frédérique ne savait plus quand il devait se poser sur les verres ou les quelques miroirs disposés ici et là, alors que la longue suite des verres avait affaibli sa conduite, dont la convenance préférait maintenant se tourner vers la paresse et l’oubli… « comme contenues », plaisanta Frédérique.

« Remets du bleu, ma belle », lança Frédérique. « Il se peut que tu n’en  aies pas assez dans ton verre à glaces fondues.

- Oui, mon vilain gros fromage », dit-elle en picorant un morceau.

« Attends ce soir, je vais te découper en rondelles », continua doucement Frédérique.

« Tu es doux mon chéri, comme une praline qui fond dans une chaleur brûlante !

- Je vais me refroidir et devenir encore plus tendre. », lui glissa-t-il dans l’oreille.

« Glisse-moi ça sous la langue. »

Ils s’embrassèrent.

« Prenons l’ascenseur. Tu viens ? »

Frédérique et Nathalie entrèrent à l’intérieur. Ils débouchèrent sur un corridor, dont le tapis de sol était troué et dont la peinture des fenêtres était toute craquelée. Ce corridor semblait hors d’usage et ne mener nul part. Au bout du corridor, il ne semblait n’y avoir qu’un mur, mais celui-ci avait été en réalité enlevé, pour céder sa place à un fac-similé, un mur holographique. Ils parcoururent un nouveau couloir apercevant successivement une bibliothèque et un café. C’est là qu’ils entrèrent pour s’asseoir à une table. Les mots suivants Venez voir votre Dieu, étaient lisibles dans les entailles griffées sur celle-ci. C’était une table de devin, reproduction de celles qu’utilisaient les devins d’une très ancienne époque sur Térha 2.

 

Le Complexe Exocet était d’abord un milieu qui rassemblait toutes les tendances portées à la révolte jusqu’aux plus révolutionnaires, né en réaction à la dictature de Novae. Nathalie avait décidé un jour de s’y rendre car Frédérique ne cherchait plus à y aller depuis quelque temps. Elle avait pu revoir la grande bibliothèque, et remarqua que comme les autres fois, un nombre restreint de personnes s’y tenaient, car l’endroit devait rester secret, donc discret. Elle reconnaissait l’écriteau poussoir sur le « mur du fond », sur lequel était inscrit : « Science ancienne. »

« Oh ! Nath ! Tu rêves ?

- Tu as vu ça ?

- C’est sans doute une reconstitution.

- Essaie-la.

- Pourquoi pas toi ?

- Tu sais bien que ce genre de machine me fait un peu peur. »

Elle se blottit dans ses longs bras et il voulut la serrer pour qu’elle ne s’en aille jamais. Leurs tenues blanches ne contrastaient pas ensemble, mais sa combinaison blanche, dont la fine veste était fleurie et d’un bleu azur, réduisait dans l’infinité qu’elle portait en elle, l’effet des impacts multicolores venant des gones, des machines holographiques qui reproduisaient certaines réalités historiques : comme l’ère sylphide c’est-à-dire une mythologie qui prenait son origine dans la croyance d’êtres existants dans l’air…, et l’ère métal qui lui succéda quelques centaines d’années plus tard, l’incorporant (jusqu’à l’oubli) comme les autres ères dans un état d’esprit dur, réaliste et industrialisé. Il s’agissait de l’ère précédente qui se prolongeait jusqu’aux dont je vous parle.

« Cette machine à images holographiques est nouvelle, donc je vais l’essayer. », dit Frédérique. 

Il poussa sa main sur une espèce d’écriteau (l’écriteau poussoir) qui attendait de recevoir sa main. Une pyramide inversée apparut. Une voix reposante sortit de la bouche magnétique et envoûtante de Delia, la statue holographique qui se tenait sur la base de la pyramide. Une voix sortit de son visage impassible : «  nous vous prions de rentrer une personne à la fois. » 

Un escalier menant à une pièce, se pixellisa en même temps que celle-ci, devant les yeux de Frédérique. Puis  ils se solidifièrent.

« Pour combien de temps ?

« Dix minutes Mr. », répondit Delia.

« Je ne suis pas sûr. »

Nathalie se mit à poétiser et sa voie était remplie de spiritualité.

« Automne, l’Eau tonne au-dessus des feuilles. Allez ! A l’aventure Frédérique ! »

Frédérique gravit les marches aussi régulièrement qu’une horloge. Le Complexe  était toujours surprenant, même pour un endurci comme lui. Il se rappelait que New Art For Generation, était d’abord un regroupement d’esprits contre les idées et théories reçues ainsi que contre les préjugés. Son rôle dans cette affaire, consistait sans doute à comprendre, cette chose qui se présentait à lui, comme un mystère. Il ouvrit une porte et s’assit dans un fauteuil, dont l’aspect rappelait le chrome métallique, quand il vit Delia. Elle portait une calotte argentée avec des émeraudes et des rubis de fine taille, mêlés à des cordons de perle… sur la base de sa tête, ainsi que sur ses lobes pariétaux.

« Nom ? Hallen.

Prénom ? Frédérique.

Profession ? Qu’est-ce que ça peut faire ? », affirma grossièrement Frédérique.

« Rien du tout, heureusement Mr Hallen. Couchez-vous sur le divan et fermez les yeux. Quels sont vos soucis actuellement ? »

Frédérique ressentit une excitation. Une coupure rouge sembla apparaître comme pour le dévisager. Son index saignait légèrement. Il remonta les yeux vers Delia qui dissimulait une inquiétude perceptible, derrière son sourire. Celui-ci n’était plus autant figé que précédemment, tandis que son nom lui apparaissait maintenant comme l’homologue féminin de Daile, aussi clairement qu’une chose qu’on lui aurait plaisamment dissimulée, puisqu’il s’agissait de son second prénom. Il reposa les yeux sur sa main. La plaie avait disparue ! « Ceci est dû au stress et à l’enthousiasme. C’est toujours comme ça quand je commence une nouvelle attraction de ce genre, se rappela Frédérique. »

« Si vous êtes venu à moi, Mr Hallen, c’est que vous avez des problèmes. Je suis là pour vous aider à les résoudre. »

Il décida de jouer le jeu sérieusement. Ça (cela) pouvait être une expérience épanouissante et il aimait bien de parler de son univers, mais d’abord, il demanda à mieux la connaître, pour se sentir plus à l’aise. Ainsi, il ne se laisserait pas influencer. Du moins, le croyait-il. Il pourrait aussi la tromper. Il se tenait assis sur une simple chaise et regardait Delia. Elle portait de petits tatouages, en forme de dragons, dont la couleur était  bleue et rouge sous son collier, et deux boucles d’oreille en étain, sous chacun de ses lobes, ce qui la différenciait nettement des Andralyennes du CYCLE 10.

«            Je ne me sens pas bien, très nerveux souvent… j’aime tout ce qui touche au monde intérieur, à l’imaginaire, aux perceptions, et je pense ou je crois que je n’arrive pas à le partager. J’aimerais bien savoir si vous éprouvez ce genre de chose, que ça soit…n’importe quoi !

- Je ne peux vous répondre, car c’est un mauvais procédé. Quels sont vos centres d’intérêt ?

- Escalade, billard. Peut-être pourrions-nous faire une partie après ? », plaisanta Frédérique.

« Non, parlons de vous.

- Ah oui, mais aimez-vous le billard ? », dit-il en riant.

« Vous pensez peut-être, entrer dans mes bonnes grâces en simulant ces deux centres d’intérêts, que je pourrais avoir en commun avec vous ? L’un à travers ma personnalité et l’autre par l’intermédiaire d’une passion commune ? C’est une possibilité.

- Soit », fit étonné Frédérique.

« Et vous pensez alors que je penserai à un transfert d’affection de votre part sur moi. Vous pensez me tromper, alors même que vous redoutez ce transfert d’affection ?

- Je n’en sais rien… et pourquoi pas !

- Mr Hallen, vous ne savez pas que vous êtes au profond de vous-mêmes contre moi, c’est-à-dire une inconnue… Vous voulez à la fois assouvir et retenir votre pulsion envers moi. Vous ne voulez pas que je le sache, encore moins que nous en parlions.

- Soit.

- C’est parce que vous n’êtes pas habitués à réfléchir de la sorte, pas même un peu. (Silence) Et maintenant ? Avez-vous…

- Peur, non. Je me sens en tord, pas coupable, pas humilié non plus..

- Bien. Continuez.

- J’ai souvent un sentiment de grandeur en moi. Mais hier, je marchais dans la rue, cette Andralyenne marchait encore plus vite que moi. Cependant, je n’avais aucune envie d’aller plus vite qu’elle. J’ai compris ensuite que j’avais senti la grandeur, et ce sans avoir besoin de la rattraper et de la dépasser.

- Ce sentiment ne vous affecte plus comme avant.

- Non, mais je considère qu’il y a peut-être en elle ou en vous de la grandeur, qu’elle ne peut s’empêcher de montrer, voir exprimer…

- Continuez.

- Cependant, je crois qu’il est possible de réduire nos sentiments, de les purifier en quelque sorte.

- Vous voulez perdre certains de vos sentiments Mr Hallen ? Donc, il ne s’agissait pas que de moi. Cependant, permettez-moi de vous dire que ce sont là des sentiments qui ne sont qu’au stade primaire, comprenez-moi : qui se développeront dans l’avenir.

- Sans doute. Je voulais ajouter que si j’avais comparé ma grandeur à la sienne, je l’aurais fait pour affirmer la mienne et en fin de compte j’aurais dévalorisé la sienne. »

Frédérique se détendit.

« En fait, je vivais la grandeur d’une vie qui a compris le besoin d’amour, comme une espèce de pré sérénité, d’avant bien-être. Je me sentais bien en tous cas !

- Vous voulez ajouter quelque chose ?

- Non.

- La séance est terminée. 4 téranes seront crédités de votre compte. »

Il revit Nathalie.

« Et alors ?

- Intéressant, mais je n’ai pas l’envie ou la force de te raconter cela. Tu poserais trop de questions !

- Ce que j’aime en toi, c’est ton caractère. »

par Ydéphes publié dans : Roman Sci-Fi communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Vendredi 11 avril 2008

AU-Delà

de la

Naissance

 

Reflexionn

 

 

 

Résumé

 

 

Sur une planète étrangère à la nôtre, appelée Andralyss,

deux personnes qui pourraient appartenir à l'espèce humaine, mais qui sont en réalité des Andralyens, essaient de fusionner leurs âmes grâce à une machine, une attraction.... Son but est de conditionner les gens, vers une pensée presque uniforme, celle du super état continent Novae, nommé Téhra Novae ou Téhra 1.
Mais pour cela aussi, il y a des tissus à électrodes, que chaque citoyen de cette terre, est invité à porter sur la tête... 

 

 

Novae est un ex grand chef religieux… qui accéda au pouvoir après la guerre civile…, il y a vingt ans.

Il sépara Andralyss, communément appelée ...la Térha, en deux parties (bien qu'il subsiste encore des parties neutres) :

 

 

Téhra 1 et Téhra 2 (la partie ouest ou la terre d'exil). Il prit cette décision, pour procéder à l'exil obligatoire de tous les religieux, et de toute forme de culture étrangère à celle qu'il avait imposée.

 

 

 

 

 

Anna et Clark sortent de la machine. Ils s'aiment…

L'ordinateur de celle-ci a repéré une anomalie et a alerté la police instantanément. Clark est envoyé sur Téhra 2 "sans discussion".

Quant à son amante, elle va subir une épreuve...

Ils rencontreront un Immortel, nommé Circonstance, qui provient d'un autre monde, sans l'avoir jamais connu, ainsi que les membres d'une organisation mondiale, qui luttent contre le pouvoir de Téhra Novae.

 

 

 

 

 

Depuis les tremblements de terre qui avaient amorcé la guerre…, des flocons rouges se tiennent en suspension dans l'air, respiré par les habitants de la deuxième partie du monde.

Ils se sont ensuite élevés progressivement dans les nuages et se sont "condensés" pour créer une nappe rouge. Aujourd'hui, il ne reste que quelques flocons présents dans l'air, tandis que les rayons du soleil la  franchissent sans difficulté, sans perdre leur luminosité, ni leur blancheur…

 

Des perturbations dans le temps, et dans les comportements renaissent aujourd'hui, mais ils sont d'une nature différente, de ceux qui avaient affecté, les religieux durant la guerre civile...

 

Enfin, quelques mots sur New Art For Generation, né à la fin de la guerre : il s'agit d'un groupe mondial clandestin, qui s'intéresse à l'histoire de leur planète. Il cherche de nouveaux rapports entre les Andralyens…

par Ydéphes publié dans : Roman Sci-Fi communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Vendredi 11 avril 2008

Bonne lecture!     :)        

sur ce blog,

et n'hésitez pas, à me dire, ce que vous en pensez,

si vous aimez ou pas, ou à me poser des questions ! 

Stéphane

par Ydéphes publié dans : Roman communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS